Sallanches ouvre sur le pays du Mont-Blanc, Passy, Saint-Gervais et la vallée de Chamonix. C'est le secteur de ce cluster où l'on monte le plus haut — et l'altitude change la donne pour les yeux de façon mesurable, pas anecdotique.

Ce que l'altitude fait au rayonnement

L'intensité des ultraviolets augmente avec l'altitude. À cela s'ajoute la neige, qui réfléchit une grande part du rayonnement reçu : l'œil est donc exposé par le haut et par le bas. Sur glacier, l'exposition est maximale, et c'est le seul contexte où une protection de catégorie 4 se justifie vraiment.

  • Catégorie 3 pour l'usage courant en montagne
  • Catégorie 4 sur glacier et en haute montagne — interdite à la conduite
  • Protection latérale indispensable : la lumière réfléchie arrive de côté
  • Le marquage UV fait la protection, pas l'intensité de la teinte

L'ophtalmie des neiges, une brûlure à retardement

Une exposition sans protection ne fait pas mal sur le moment. La douleur arrive six à douze heures plus tard : sensation de sable, larmoiement, impossibilité d'ouvrir les yeux. C'est une brûlure superficielle de la cornée. Elle guérit en général en un à deux jours, mais une douleur intense ou une baisse de vision impose de consulter.

L'exposition cumulée compte autant que l'accident

Ce qui se joue sur des décennies est moins spectaculaire mais plus lourd : le rôle des ultraviolets dans l'apparition d'une cataracte et dans le vieillissement rétinien est établi. Pour qui vit en altitude toute l'année, la protection n'est pas un réflexe de vacances.

Questions fréquentes

Faut-il des verres de catégorie 4 pour skier ?

Pas en station : la catégorie 3 suffit pour l'usage courant. La catégorie 4 se réserve au glacier et à la haute montagne. Attention, elle est trop sombre pour être portée au volant.

Les lentilles protègent-elles des UV ?

Certaines lentilles filtrent une part des ultraviolets, mais elles ne couvrent que la cornée : la conjonctive et les paupières restent exposées. Elles ne remplacent pas des lunettes.

J'ai mal aux yeux au réveil après une sortie en montagne. Est-ce normal ?

C'est le délai typique de l'ophtalmie des neiges. L'évolution est le plus souvent favorable en 24 à 48 heures. Une douleur très intense, une baisse de vision ou une gêne qui persiste au-delà imposent une consultation.